Les plateformes qui automatisent vraiment le suivi automatisent la détection, pas seulement les rappels. Les relances programmées (« saisissez vos repas », « c'est l'heure du bilan hebdomadaire ») sont faciles à construire et faciles à ignorer. Ce qui change l'adhérence, c'est d'automatiser trois choses : la collecte des données depuis les appareils du client, la détection des dérives par rapport à sa propre ligne de base, et une liste priorisée des clients à contacter. Le message lui-même, et l'ajustement du protocole, restent au coach.
Deux types d'automatisation
| Relances programmées | Relances déclenchées par un signal | |
|---|---|---|
| Déclencheur | Le calendrier (chaque lundi, tous les 7 jours) | Un écart dans les données du client |
| Pertinence | Le même message pour tous | Spécifique à ce qui a changé pour ce client |
| Expérience client | Lassitude, puis notifications coupées | Un message qui montre que le coach suit vraiment |
| Charge du coach | Faible à paramétrer, mais les dérives passent inaperçues | Faible, car seuls les clients signalés demandent un regard |
| Effet sur le désabonnement | Faible : le client qui décroche est celui qui ignore les rappels | Fort : vous intervenez en quelques jours, avant le décrochage |
Ce qu'il faut automatiser, et ce qui doit rester humain
À automatiser
- La collecte des données : sommeil, activité, récupération et nutrition remontent des appareils du client sans saisie.
- Le suivi des objectifs : la progression vers les objectifs du programme (durée de sommeil, fréquence d'entraînement, apport en protéines) calculée en continu.
- La détection des dérives : une alerte quand un indicateur sort de la plage personnelle du client, par exemple une HRV qui baisse alors que le sommeil tient.
- La priorisation : une liste quotidienne ou hebdomadaire des clients qui ont besoin de vous, pour ne pas ouvrir trente dossiers.
À garder humain
- Le message : deux lignes du coach qui connaît le contexte valent mieux que n'importe quelle notification générique.
- L'interprétation : une baisse de HRV peut signifier du stress, une maladie ou un bloc d'entraînement chargé. L'outil fait remonter le signal, vous le lisez.
- L'ajustement du protocole : revoir un objectif trop ambitieux est une décision de coaching.
Les recommandations de l'OMS sur les interventions de santé numérique distinguent la communication ciblée vers le client comme une intervention à part entière : des messages adaptés à la situation de la personne, pas des envois en masse. La relance déclenchée par un signal en est la version concrète.
Un exemple concret
Samedi : la HRV d'un client chute nettement sur le week-end alors que la qualité de son sommeil tient. Ce profil évoque un stress plutôt qu'un problème de récupération. Le coach reçoit une alerte et envoie un message court. Deux minutes, un week-end, et la conversation a lieu avant même que le client remarque quelque chose. Sans l'alerte, le coach l'aurait appris à la séance suivante, ou par un e-mail de résiliation.
Comment évaluer l'automatisation d'une plateforme
- Demandez ce qui déclenche une alerte : un seuil fixe, ou un écart par rapport à la ligne de base du client ?
- Demandez combien de temps il faut chaque matin pour savoir qui a besoin d'attention avec 20 clients.
- Vérifiez si la collecte est passive ou repose sur des formulaires à remplir.
- Vérifiez que vous pouvez écrire au client depuis l'endroit où vous voyez l'alerte.
Ce que Biokub automatise
Biokub automatise la partie qui n'a pas besoin d'un humain : les clients connectent leurs appareils une seule fois via Folo, les données remontent seules, et Biokub corrèle activité, nutrition, sommeil et biomarqueurs dans une ligne de base personnelle pour chaque client. Quand le comportement dérive, vous recevez une alerte précoce, et votre tableau de bord montre qui est sur la bonne trajectoire et qui a dérivé. Vous envoyez alors un message ciblé via Folo, où les messages du coach et les nouvelles du client restent synchronisés entre les séances. Biokub ne fait pas de gamification : ni badges, ni séries, ni classements, et il ne remplace pas votre méthode. Il fait remonter le signal ; vous décidez quoi en faire.
Les alertes gardent le client sur sa trajectoire. Lui montrer que ses efforts paient le garde motivé : c'est l'objet de notre article sur le reporting des progrès.
